14 décembre 2007

CHAMPACA

Le flacon.

Il faut le dire, il est monstrueux. Une pyramide constituée de plusieurs étages, inspirée d'un édifice religieux mésopotamien ancestral... bla bla bla. Peu importe, c'est moche!

La fragrance.

Le départ est floral [angélique] et épicé [poivre blanc], très clair, très fluide, très joli. J'attends la fleur de champaca mais c'est une tubéreuse tueuse qui déboule tel un véritable char d'assaut. Gare aux migraineux.

D'une puissance colossale, cette tubéreuse ravage tout sur son passage et la fleur de champaca, qui lui donne certes un côté mystique, reste en retrait. Le fond, à base d'iris et de musc blanc reste épicé, et m'évoque plutôt l'oeillet.

Paradoxe: après cette explosion florale, la tenue est assez décevante.

★ ★ ☆ ☆ ☆

Eau de Parfum concentrée 45 ml [170 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel