23 juillet 2008

KELLY CALECHE

Première anicroche dans une collaboration jusqu'ici fructueuse [Ambre Narguilé, Brin de Réglisse, Un Jardin Après la Mousson] entre Jean-Claude Ellena et Hermès.

Rien de catastrophique ou de honteux, juste un léger embarras devant ce nom biscornu [une fausse bonne idée], ce jus désespérément rose, et surtout ce parfum trop calculé, trop pensé. Un bouquet floral bien tiède emmené par le mimosa et la rose, sur un cuir animalisé, matière qui a fait le renom de la marque...

Toutes ces références à l'histoire d'Hermès donnent peut-être à Kelly Calèche une légitimité, pas forcément du caractère.

★  ☆ ☆ ☆

Eau de Toilette 50 ml [65 €] et 100 ml [90 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel