07 septembre 2009

BLV II

Rien n'est plus beau que la parfumerie 100% synthétique. Rien n'est plus respectable, rien n'est plus impressionnant que de tout inventer de A à Z.

Encore faut-il que l'illusion soit parfaite.

BLV II de Bulgari intègre mal ses ingrédients de synthèse. Dès l'ouverture, cette violette métallique a l'air suspecte. Son évolution [couplée à une note anisée] est contre-productive, très vite BLV II ressemble même à un masculin. Le fond s'améliore sensiblement avec un iris musqué, dont la froideur aurait mérité un benjoin plus convaincant et un patchouli plus vigoureux. L'ensemble reste ainsi figé et beaucoup trop hygiénique.

Bulgari semble avoir confié sa direction artistique a des traders.

☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Eau de Parfum 30 ml [48 €] 50 ml [65 €] et 75 ml [90 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel