28 septembre 2009

SCARLETT

Une fleur étouffée, à l'image de ce flacon sous cet énorme bouchon.

Cacharel annonce de la fleur d'oranger, du thé, du jasmin, du chèvrefeuille et du miel, bizarrement Scarlett sent surtout le gardénia. Une fleur de tiaré qui essaye de grandir, de s'épanouir, sous une véritable chape de musc. En vain. Le sillage est robuste, accordons-lui cela, mais bridé et renié, l'accord floral ne va nulle part.

La note fruitée [comme un bonbon mou, pas comme un fruit croquant] ne parvient pas à maintenir l'intérêt, et Scarlett passe à côté de son potentiel.

☆ ☆ ☆ ☆

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SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel