21 novembre 2011

KOKORICO

Beauté Prestige International a perdu les parfums Jean-Paul Gaultier [bientôt chez Puig]. Ils n'y croient plus, et ça se sent.

Signé par deux parfumeurs immenses, Annick Menardo et Olivier Cresp, Kokoriko manque terriblement de cohérence. Nul doute que le cacao aldéhydé et crissant soit de Cresp, et que le patchouli crémeux, teinté de oud, soit d'Annick. Nul doute qu'ils ont travaillé chacun de leur côté, comme c'est désormais courant, tant l'ensemble est inégal, schizophrénique même. La créativité s'arrête au nom, et au flacon [très malin].

Le talent ne s'additionne pas.

☆ ☆ ☆ ☆

Eau de Toilette 50 ml [55 €] et 100 ml [75 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel