01 avril 2016

EAU DE RHUBARBE ECARLATE


Clairement, on attendait trop de Christine Nagel. Sa première création Hermès semble s'adresser, non pas aux clientes historiques de la marque, mais à celles trop maquillées de H&M.

Dans le meilleur des cas, Eau de rhubarbe écarlate est un échec monumental, la tentative désespérée d'une parfumeuse en quête de reconnaissance, et de succès. Dans le pire des cas, c'est Hermès qui a décidé de ratisser large, et de viser le plus petit dénominateur commun.

Dans tous les cas, cette cologne n'a aucune classe.

Un zeste acidulé de rhubarbe capte notre attention pendant quelques secondes, la suite est une rose à la ramasse. Un floral cafouilleux dont la chape de musc ne parvient pas à cacher le manque d'inspiration.

Très inquiétant pour la suite...

☆ ☆ ☆ ☆

Eau de Cologne 100 ml [87 €] et 200 ml [120 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel