01 octobre 2016

N°5 L’EAU


Incompréhensible, ubuesque, inadmissible, N°5 L'Eau est un fourvoiement total.

Si N°5 Eau Première était une déclinaison modernisée, et appliquée, du classique de Chanel, N°5 L'Eau est une dilution mercantile et franchement brouillonne. L'ouverture aldéhydée est un feu de paille, elle est immédiatement suivie d'un jasmin vaguement aqueux, étouffé par un musc basique. Au final, N°5 L'Eau sent comme ces copies de N°5 sur les marchés populaires. Tout ça est embarrassant.

Gabrielle Chanel disait "Je veux un parfum de femme à odeur de femme. Car une femme doit sentir la femme, et non la rose." N°5 L'Eau ne sent ni l'un, ni l'autre.

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Eau de Toilette 35 ml [68 €] 50 ml [89 €] et 100 ml [126 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel