13 juillet 2007

PUTAIN DES PALACES

Plus facile à porter qu'il n'y paraît.

"Le Parfum est mort, vive le parfum!". C'est à une véritable révolution que semble nous convier Etat Libre d'Orange. Les notes sont déroutantes [accord adrénaline, accord sang... !??] et les noms grand-guignolesques [Nombril Immense, Sécrètions Magnifiques, Charogne]. Très créatif, très fun mais quid des jus?

Putain des Palaces de Nathalie Feisthauer [Eau des Merveilles] s'ouvre sur des notes capiteuses et sucrées de roses et de violettes pour évoluer vers un joli accord poudré et cuiré. Je détecte une note de cumin qui lui donne, c'est vrai, un côté dévergondé et un peu vicieux. Putain des Palaces se situe à équidistance d'Habanita [Molinard] et de Boudoir [Vivienne Westwood].

Elégant, de qualité, mais pas révolutionnaire.

★ ★ ★ ☆ ☆

Eau de Parfum 50 ml [44 €] 100 ml [66 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel