13 février 2012

BOUCHERON

L'inoubliable musique de Dynastie résonne à la vaporisation de Boucheron.

Fruit d'une époque où le politiquement correct n'était pas opprimant, ce trio jasmin-ylang-tubéreuse est d'une féminité exubérante, à destination de celles qui ne prennent pas un non pour une réponse.

Un accord de fleurs blanches qui se porte comme une robe à strass ou un imprimé animal, mais qui sait aussi s'attendrir [fleur d'oranger] et se velouter [fève tonka, benjoin].

Le millésime 2012 retrouve son flacon d'origine, et les ingrédients qui ont fait son succès. La civette, qui semblait timide ces dernières années, revient pour une séduction qui fait fi du protocole.

★ ★ ★ ★ ★

Eau de Parfum 50 ml [68 €] et 100 ml [100 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel