22 janvier 2009

NUIT DE CELLOPHANE

Difficile de succéder à deux parfums aussi magistraux que Serge Noire et El Attarine. Plutôt que la surenchère Nuit de Cellophane de Serge Lutens opte pour l'antinomie.

Si les notes de tête, brèves mais surprenantes, de fruits trop mûrs et de fleurs presque fanées, et celles de fond, musquées, peuvent inquiéter, le coeur du parfum est d'un optimisme rare : Une fleur d'osmanthus lumineuse, jasminée et fruitée, douce comme une fourrure végétale.

Un Lutens accessible et recommandable, qui ne souffre que d'un nom absurde.

★ ★ ★ ☆ ☆

Eau de Parfum 50 ml [82 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel