01 mai 2017

KENZO WORLD


Jamais on a vu un tel décalage entre la brillance absolue d'une publicité [signée ici Spike Jonze] et la qualité intrinsèque d'un jus.

Un énième accident industriel qui repose une nouvelle fois sur une mauvaise interprétation de la marque, et de ce qu'elle représente. Kenzo c'est Flower et Amour, des poudrés onctueux et copieux, pas des eaux fraîches japonisantes. Ne jetons donc pas la pierre au parfumeur [Francis Kurkdjian, qu'on adore] qui a certainement respecté le cahier des charges.

On se retrouve avec un flacon malaisant [dont les parfums Salvatore Dali ne voudraient même pas] et un fleuri-fruité interchangeable. Pire, en cœur cette pivoine complètement nunuche est rapidement insupportable.

☆ ☆ ☆ ☆

Eau de Parfum 30 ml [56 €] 50 ml [78 €] et 75 ml [100 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel