07 septembre 2007

J'ADORE

Quand la technologie est utilisée à bon escient, elle peut sauver des vies, améliorer la communication ou être un instrument de démocratie.

En parfumerie, quand elle est aux mains d'artistes, ça donne J'adore de Dior. Un des premiers cyber-parfums, créé et ciselé sur l'écran d'un ordinateur. Et le premier grand floral du siècle.

Du nouveau, de la création, de l'intrigue : voici la fleur de champaca. Cette fleur blanche, cousine du magnolia, est originaire d'Inde où elle est la fleur des dieux.

Tout comme cette fleur, qui est connue pour garder son parfum longtemps après avoir été coupée, la note champaca de J'adore réalise la prouesse de briller, des notes de tête aux notes de fond.

Associée à la mandarine, elle est d'abord joyeuse et littéralement effervescente, puis la prune et la violette la rendent suave avant que le bois d'amarante et surtout musc ne la réchauffent.

Un triomphe.

★ ★ ★ ★ ★

Extrait de Parfum 7,5 ml [90 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel