21 juin 2010

WOMANITY

L'échec de Womanity c'est l'échec de toute une industrie qui, au lieu de prendre exemple sur la Haute-Couture, s'obstine à lancer un parfum comme un produit d'hygiène. C'est aussi l'échec d'une ribambelle d'intervenants incapables de tisser un lien affectif avec leur produit.

Le nom : Trop long, trop abscons en français, trop bizarre en anglais, il ne fonctionne pour personne.
Le concept : "Le lien invisible entre les femmes du monde entier." La recherche du plus petit dénominateur commun, typique des méga-lancements, ne se cache même plus, et un pseudo-réseau social accentue le côté fourre-tout.

Le flacon : Autre élément rapporté de ce grand barnum, il est néanmoins fabuleux. Peut-être la seule contribution de l'artiste Mugler.
Le parfum : Une figue à la Flowerbomb, avec un reflet d'Innocent pour le lien de parenté. L'accord sucré-salé est insupportable, et la technologie mise en oeuvre ne l'empêche pas de sentir comme la plupart des nouveautés.

La déception de l'année.

☆ ☆ ☆ ☆

Eau de Parfum 30 ml [49 €] 50 ml [69 €] et 80 ml [89 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel