01 janvier 2013

JOUR D'HERMÈS


Le nouveau grand féminin d'Hermès est une toute petite chose.

Des agrumes tendres et soignés, puis une fleur qui fait peine à voir. Mi-gardénia, mi-tubéreuse, la pauvre n'a rien pour elle. Même sa tige, verte et croquante, est plus intéressante. Quant à cette note lessivielle, ou ce litchi, ils n'ont rien à faire dans un parfum de ce calibre.

Jour d'Hermès est raté, non pas parce qu'il est transparent comme la plupart des créations de Jean-Claude Ellena, mais bien parce qu'il manque de propos.

Le style éthéré du parfumeur est à double tranchant, quand l'artiste n'est pas totalement inspiré, il ne reste plus grand chose.

☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Eau de Parfum 50 ml [80 €] et 85 ml [110 €].
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel