01 avril 2013

HÉLIOTROPE


Il se murmurait que le 7ème parfum d'Olivier Durbano serait le dernier... La bonne nouvelle c'est qu'il n'en est rien, la mauvaise c'est qu'on tourne un peu en rond.

Les amateurs de douceur amandée en seront pour leurs frais. Si l'héliotrope fait partie des ingrédients, l'inspiration du parfum reste la pierre héliotrope, ce quartz noir tacheté de rouge. Ce 8ème opus est une bourrasque épicée, un peu simple et brutale.

La fabuleuse Durbanote [encens et résines] étouffe sous le poivre mais surtout le safran [on est pendant de longues minutes en plein soliflore]. L'ensemble est ensuité cèdré de manière trop classique.

La parfumerie d'auteur existe. Le travail, authentique et sincère, d'Olivier Durbano en est un exemple. Toutefois, un changement de cap serait le bienvenu.

★ ★ ★ ☆ ☆

Eau de Parfum 100 ml [150 €]. Disponible chez Taïzo, 120 rue d'Antibes à Cannes, et sur Luckyscent.
SILLAGE ET RÉMANENCE

Je vais sans horizon notoire,
Sans suite et sans idéal presque,
Au gré d’un songe aléatoire,
J’ai pour chemin des arabesques.

Le long de veilles illusoires,
J’ai senti des parfums légers.
La nuit blanche en aurore noire
Insensiblement s’est changée.

Que m’enveloppent ces arômes,
De la nuit, seule survivance,
Chypre, fleurs, bois, poudres et baumes,
Par vagues, légère présence.

Rémanence d’un temps subtil,
Livre ton bouquet et ta fresque,
Verse ta caresse intactile :
Jasmin, santal et arabesque.

David Herschel